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Courir, nager, pédaler, ramer vous aide contre le cancer

Pratiquer une activité physique régulière et adaptée est une solution efficace permettant de limiter à 40 % les risques de rechutes et dans la même occasion, augmenter à 40 % le taux de survie.

Faire du sport est bénéfique pour la santé, c’est un fait. (N’hésitez pas à lire notre article sur « Les 10 bienfaits du running » ou de la marche nordique )

Par contre, les bienfaits de la pratique du sport chez les personnes atteintes du cancer restent encore peu connus.

En collaboration avec le laboratoire Amgen, la Cami, qui est une fédération nationale Sport & Cancer, association créée en 2000 par le cancérologue Thierry Bouillet et le karatéka Jean-Marc Descotes, a effectué une étude sur le vécu des patients ainsi que des soignants, concernant les conditions d’accès aux activités physiques.

Cette étude réalisée sur 1 544 patients majoritairement féminins, et dont les deux tiers étaient atteints d’un cancer du sein, a été présentée le mercredi 12 octobre.

Pour les patients interrogés, les principaux bénéfices attendus étaient, notamment l’amélioration de la qualité de vie et du bien-être (99 %), de meilleures chances de guérisons (83 %) et la réduction des douleurs et de la fatigue.

Contre toute attente, des chiffres ont démontré que 74 % des patients ont continué à pratiquer une activité physique malgré leur maladie. Un résultat surprenant, surtout lorsqu’on tient compte des nombreux freins qui peuvent se mettre en travers.

Selon le résultat des enquêtes effectuées auprès des 894 soignants interrogés, dont 41 % oncologues, plus de la moitié ignorent les recommandations ou encore l’existence de programmes d’activités physiques et sportives préconisés chez les personnes touchées par le cancer. Cette ignorance fait qu’ils n’en parlent pas à leurs patients.

Un autre obstacle est la surcharge de travail. Pour les professionnels de la santé qui ont connaissance des programmes, ils ont des difficultés à trouver les centres vers lesquels adresser leurs patients pour une activité physique adaptée.

Des bienfaits constatés sur l’amélioration de la survie

Selon les témoignages des patients atteints du cancer interrogés, 51 % d’entre eux soutiennent que la fatigue est le principal frein à la pratique d’une activité sportive. En outre, 41 % des malades évoquent le manque de courage comme entrave à la pratique d’un sport.

Il a été noté que les idées reçues telles qu’« il faut se reposer » ou encore « c’est incompatible avec la chirurgie, les douleurs », sont des obstacles des plus tenaces qui empêchent les patients à se jeter à l’eau.

Jérôme Rivkine, un patient atteint d’un cancer du poumon témoigne lors d’une conférence de presse que : quand on lui a annoncé sa maladie avec un pronostic peu encourageant il y avait de cela 3 ans, à l’âge de 37 ans, ce père de famille, avec deux enfants de 5 ans et 1 an, se sentait au fond du trou et que le sport ne figurait pas parmi ses priorités.

C’est au bout de plusieurs mois d’hésitations qu’il s’est finalement décidé à pratiquer le karaté avec la Cami. Dernièrement, il vient de publier Les Cinq saisons sorti chez L’Harmattan, dans la collection récits de vie, contenant 198 pages et coûte 21,50 euros).

D’après le docteur Thierry Bouillet, les données présentées dans la littérature scientifique sont claires. À savoir, les patients souffrants d’un cancer qui pratiquent de manière régulière une activité physique adaptée ont la possibilité de limiter les récidives de 40 %, d’améliorer leur survie de 40 % et par ailleurs, de réduire les effets secondaires générés par les traitements anticancéreux, à l’instar de la fatigue.

Malgré le fait que le sport n’est pas encore intégré à part entière au traitement du cancer, les mécanismes qui entrent en jeu sur ses bienfaits chez les patients commencent à être déterminés. Parmi les effets notables, il a été prouvé que l’activité physique améliore la régulation hormonale, la régulation d’insuline et réduit le stress oxydatif.

Ces diverses régularisations ont une action sur les cellules, soit en favorisant la mort de cellules cancéreuses, soit en contribuant à empêcher l’apparition d’anomalie. Dernièrement, et non la moindre, le sport présente également des effets sur la qualité du sommeil ainsi que sur le moral.

Le sport est incontestablement un médicament

Selon le résultat d’une méta-analyse effectuée chez les femmes souffrant d’un cancer du sein localisé, le risque de mortalité est réduit à 34 % pour celles qui pratiquent une activité physique suffisamment soutenue et régulière. C’est lors de cette étude que la fréquence idéale du sport chez les patientes était de trois séances par semaine pour une durée de 150 minutes chacune.

Il a été constaté un même effet chez les patients atteints de cancer du côlon. Toutefois, ces derniers se doivent de pratiquer une activité physique encore plus modérée. En effet, pour favoriser l’efficacité du programme, il est indiqué d’opter pour un sport adapté à la condition physique de manière à ne pas en faire trop peu ou beaucoup trop d’efforts.

« C’est une véritable solution, il faut établir les modalités de prescription : dose, fréquence, et faire en sorte de l’adapter à chaque cas », explique le docteur Bouillet.

D’après la Cami, un autre effet remarquable du sport est sa contribution à l’amélioration de l’état psychologique des patients. Pour cela, il aide ces derniers à se réconcilier avec leurs corps et en renforçant les liens sociaux.

L’importance du sport comme acteur de santé commence à prendre de plus en plus d’ampleur et de reconnaissance.

Promulgué en janvier, un amendement soutenu par Valérie Fourneyron, ancienne ministre des Sports, et par trois députés, figure dans la loi de santé. Au même titre que la prise d’un médicament, ce dernier prévoit la possibilité pour les médecins de prescrire sur ordonnance une activité sportive adaptée pour les patients atteints de maladies chroniques, ce qui concerne à peu près 9 millions de personnes en France.

Cela me rappelle un témoignage d’un Jiwoker en 2009 qui m’envoyait son témoignage incroyable où il m’expliquait que Jiwok lui avait sauvé la vie et qu’il avait préféré faire du sport avec Jiwok plutot que de prendre des médicaments.

Dans quelques villes en France, plusieurs villes, comme Clermont-Ferrand, Strasbourg et Biarritz (Pyrénées-Atlantiques) ont déjà expérimenté cette démarche. Notons que les décrets concernant le programme sont encore en cours d’arbitrage au niveau du ministère de la Santé.

D’une part, il y a les kinésithérapeutes qui souhaiteraient prendre en charge cette activité et de l’autre part, se trouvent les associations qui l’ont proposé depuis des années. Après cela, la question qui se pose est qu’elle sera la prise en charge par l’assurance-maladie ?

Depuis le débute de l’aventure Jiwok, nous sommes convaincu des vertus du sport sur la santé et cette étude nous prouve encore une fois que nous devons vous aider encore plus à pratiquer une activité sportive avec nos entrainements.

About the author

Denis Dhekaier est le co-fondateur de Jiwok, spécialiste du coaching en running, course à pied, vélo d'appartement, vélo elliptique, tapis de course, de marche, natation. Find me on Google+

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