périostite tibiale

10 février 2015

périostite tibiale

La périostite tibiale

Comme chaque année de janvier à mai, on retrouve cette période charnière où les professionnelles en médecine sportive sont confrontées aux nombreuses blessures de course à pied.

Les premières courses majeures approchant à grand pas nos runners intensifient leurs entrainements et c’est là que les premiers pépins physiques arrivent. Après avoir parlé des tendinopathies d’Achille et du syndrome de l’essuie-glace, nous allons nous pencher sur les fameuses périostites tibiales, cette pathologie qui fait frémir plus d’un sportif lorsqu’il sent que son tibia commence à chauffer.

Contrairement aux croyances populaires du milieu sportif une périostite n’est pas une fracture de fatigue ou une fissuration contrainte de l’os bien que cela puisse le devenir si la périostite n’est pas traitée.

1) Symptomatologie

C’est une douleur vive pouvant être très invalidante pendant la pratique sportive et qui se situe en regard du tiers inférieur de la face antéro-interne du tibia. Elle apparaît de manière progressive au début pendant l’effort sportif et l’apparition sera de plus en plus rapide au cours de la course, si le sportif persiste dans son entrainement le douleur deviendra constante et sera handicapante même pour la marche.

A la palpation, la douleur est forte et peut entraîner des réactions vives du patient, en glissant la main le long du tibia on peut ressentir dans certains cas des houppes liées à la calcification du périoste.

Alors qu’est-ce qu’une périostite? L’os est recouvert d’une pellicule de tissu conjonctif riche en vaisseaux sanguins et en terminaisons nerveuse appelé donc périoste, la périostite est une inflammation de ce tissu. La cause de cette inflammation est un excès de traction sur le périoste sur lequel s’insèrent des muscles, des tendons et des ligaments par de solides points d’ancrages.

2) Causes

Deux muscles appartenant à la loge postérieur profonde de la jambe sont essentiellement responsables de l’excès de traction amenant les périostites tibiales : le tibial postérieur et le soléaire.

Le tibial postérieur est un muscle est ce qu’on appelle un inverseur pur du pied (pour faire simple c’est LE muscle qui induit le plus de supination du pied), le mouvement d’inversion implique de l’extension, de l’adduction et donc de la supination du pied. Une foulée pronatrice que l’on retrouve chez les coureurs ayant les pieds plat ou un pied valgus (pied hyper pronateur) associé à un midfoot strike (attaque de la foulée médio pied) est le cas le plus fréquent, en effet l’effondrement valgisant du pied (le valgus implique le mouvement d’abduction et de pronation du pied) entraîne un excès de traction excentrique du tibial postérieur qui lui-même tire sur la membrane interosseuse (membre entre le tibia et la fibula) qui s’insère sur le périoste du tibia.
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16 juin 2014

couri-pres-de-chez-soi

(crédit photo : jnthnhys )

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About the author

Denis Dhekaier est le co-fondateur de Jiwok, spécialiste du coaching en running, course à pied, vélo d'appartement, vélo elliptique, tapis de course, de marche, natation. Find me on Google+

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